Petit casse-croûte entre amis

Par Guillaume Perrin, le 18/04/2018 (mis à jour le 18/04/2018 à 00:26)
Petit casse-croûte entre amisLe troisième Casse-Croûte des Vignerons, organisé par le domaine Les Crayères, a rassemblé plusieurs centaines de vignerons et représentants de maisons en ouverture du Printemps des Champagnes.
  • Philippe Jamesse et Hervé Fort, chef sommelier et directeur du domaine Les Crayères. © G. Perrin
  • Plus de 300 vignerons, directeurs et chefs de caves de maisons de Champagne étaient attendus mardi 10 avril aux Halles du Boulingrin. © G. Perrin
Le troisième Casse-Croûte des Vignerons, organisé par le domaine Les Crayères, a rassemblé plusieurs centaines de vignerons et représentants de maisons en ouverture du Printemps des Champagnes.
 

À l’heure du déjeuner, les Champenois savent recevoir ! La preuve mardi 10 avril, avec les centaines de personnes rassemblées aux Halles du Boulingrin, par un soleil radieux.
En amont du Printemps des champagnes, le directeur des Crayères Hervé Fort a invité, entouré par Philippe Jamesse, Philippe Mille et leurs équipes, un maximum de vignerons, directeurs et chefs de caves de maisons de Champagne à partager « un moment convivial, gourmand et sympathique  ». Le chef sommelier et le chef des cuisines – retenu par le jury du Meilleur Ouvrier de France – ont allié leurs talents pour proposer aux invités le meilleur du savoir-faire gastronomique rémois.
Par le choix du lieu et le nombre d’invités – quelque 320 vignerons inscrits –, il pourrait sembler curieux de parler d’intimité et de convivialité. Pourtant, cette troisième édition aux Halles du Boulingrin du Casse-Croûte des Vignerons traduisait réellement cette envie de se retrouver, de partager un moment délicieux.
Pour le chef sommelier Philippe Jamesse, «  chaque édition fait grandir l’événement, qui comprend plusieurs symboliques. Au début, avec Phillipe Mille, on souhaitait souligner le Printemps des Champagnes qui arrive, et s’inscrire en amont, un peu comme un bal d’ouverture, pour dire que la Champagne ouvre ses portes à ses clients  ».
L’occasion aussi de rappeler les valeurs de l’établissement représenté, une institution dans un pays de tradition gastronomique. « Nous accueillons une corporation lors du Printemps des Champagnes (Les Artisans du champagne, NDLR), mais nous souhaitions aussi rassembler autour du nom Les Crayères, autour du savoir-faire et de notre envie de partager un casse-croûte, un verre de champagne...et faire en sorte que les gens se rencontrent. Il existe une émulation évidente dans le vignoble champenois, et on souhaite la suivre de très près, en toute simplicité, avec humilité. Rassembler les gens autour du goût, autour du plaisir, je pense que c’est plutôt sympa, d’autant plus dans cet endroit symbolique !  ».

« Chercher ce qui est identitaire »

Le sommelier rémois observe un changement chez les producteurs champenois. « Maisons et vignerons avancent dans le même sens. On observe une purification générale des volontés de viticulture, avec un caractère environnemental, de respect de l’ADN des cépages champenois sur leur terroir, et de la climatologie qui les caractérise. Ces évolutions sont plus visibles aujourd’hui chez les vignerons, qui gardent moins leurs vins, et montrent plus tôt le résultat de leurs millésimes. Tandis que les maisons proposeront des résultats très intéressants, mais dans quelques années  ». Des évolutions qui seront « suivies, puis on va les traduire dans la carte des vins au domaine, avec une philosophie unique : la transparence, et la pureté. Dans les accords mets et vins, il ne faut pas aller chercher trop de modifications pour associer des éléments purs. La cuisine de Philippe Mille est une cuisine de producteurs, avec des produits sains et référentiels ; dans les vins, c’est la même chose : il faut chercher ce qui est identitaire ».

Toutefois, pas question pour Philippe Jamesse d’aller à la chasse aux pépites lors de ce rassemblement. « Ce n’est pas l’endroit pour faire des découvertes. Si on veut bien déguster, il faut du calme et de la concentration, pour ne pas être absorbé par la lumière et le bruit. Cependant, ce qui est intéressant, c’est de faire de nouvelles rencontres, avec des vignerons que l’on ne connaît pas forcément. Cet événement sert aussi à donner de la continuité dans nos recherches pour le développement de la carte des vins  ». Ou comment joindre l’utile à l’agréable...


Vos réactions :

Accès abonnés
Accès abonnés
Edition numérique
Journal en ligne
Annonces légales
Annonces légales
Dossiers
Dossiers
Abonnez-vous
Abonnez-vous