Aide au répit et prévention du suicide avec la MSA

Par Richard Cremonini, le 08/06/2018 (mis à jour le 13/06/2018 à 19:41)
Aide au répit et prévention du suicide avec la MSALa MSA Marne Ardennes Meuse a organisé son assemblée générale le mardi 29 mai à Reims.
  • Prévenir et guérir Philippe Mennesson, président (à g) et Hubert Bruneel, directeur général.
    © Richard Cremonini
La MSA Marne Ardennes Meuse a organisé son assemblée générale le mardi 29 mai à Reims.
 

« Dans une société marquée par de profondes mutations et par des crises, la protection sociale est essentielle », martèle Philippe Mennesson. Le président de la MSA Marne Ardennes Meuse a souhaité délivrer un message appelant à la solidarité et la cohésion sociale lors de l’assemblée qui s’est tenue le 29 mai à Reims. « La mission de la MSA est d’être à l’écoute de ses adhérents, d'accompagner les personnes en difficulté, de promouvoir la santé et de faciliter l’accès aux services. Elle contribue à l’amélioration des conditions de vie des adhérents sur les territoires », complète le président.
Les agriculteurs en situation d’épuisement professionnel ont fait l’objet d’une attention particulière en 2017. La MSA a créé l’aide au répit qui permet aux agriculteurs d’être remplacés sur leur exploitation « quand ils ont besoin de lever le pied », souligne Philippe Mennesson. L’aide de l’État a permis de financer 602 jours de remplacement en Marne Ardennes Meuse.

En 2018, la MSA régionale reconduit cette action mais – en l’absence de financement de l’État – sur ses fonds propres d’action sanitaire et sociale et « grâce à un apport financier de la Fondation du Crédit Agricole ». Cette aide au répit s’inscrit dans une démarche d’accompagnement social des agriculteurs assurée par les travailleurs sociaux « pour leur apporter un soutien moral et psychologique ».

Par ailleurs, le nombre d’appels « Agri’Écoute » pour la prévention du suicide a augmenté. Ce qui a conduit la MSA à renforcer le dispositif avec une structure de psychologues et de professionnels de l’écoute disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 (09 69 39 29 19).


« Préparer les jeunes »

« La MSA est profondément attachée au dispositif Réagir car il permet de redonner espoir aux agriculteurs en difficulté, de les prendre en charge de façon globale, de se coordonner pour les accompagner, de leur proposer et de mettre en œuvre des solutions adaptées  », affirme le président. Selon lui, les dispositifs Réagir sont capables d'assurer l'animation des cellules d'accompagnement des agriculteurs en difficulté dont le ministère de l’Agriculture demande la mise en place.
L’installation des jeunes agriculteurs a diminué de 24 % dans le Grand Est entre 2012 et 2016. Le taux de remplacement des cessations d’activité par des installations de jeunes est passé sur la même période de 45 à 38 %. Mais l’installation reste une priorité pour la MSA qui est un membre actif des points accueil installation. Philippe Mennesson rappelle « combien il est utile de préparer les jeunes à la prise de responsabilité, de savoir encourager leurs initiatives et de leur faire confiance  ».
Enfin, 2019 sera l’année de la réforme des retraites. « La perspective d’un régime par points remet en cause des demandes défendues par la profession agricole tel que le calcul des pensions sur les 25 meilleures années », relève le président qui rappelle que « 80 % du financement des retraites agricoles est assuré par la compensation démographique et par la fiscalité ». Selon lui, «  le principal enjeu concerne le niveau des pensions pour éviter de fabriquer à nouveau des petites retraites ».


Chiffres et faits de 2017 pour la MSA Marne Ardennes Meuse

Particuliers

  • 156 663 ressortissants
  • 96 518 bénéficiaires santé
  • 2 792 pour la CMU-C
  • 10 333 familles allocataires
  • 2,33 millions de prestations extralégales versées
  • 85 569 retraités


Professionnels

  • 16 621 chefs d'exploitation et d’entreprise
  • 24 193 salariés
  • 10 234 employeurs
  • 480 exploitants aidés
  • 807 000 euros de cotisations prises en charge


Résultats financiers

  • 33,7 millions de charges de gestion courante
  • 598 millions de prestations légales versées
  • 5,2 millions de prestations d’action sociale
  • 406,3 millions de cotisations sociales émises (dont 278 millions salariés et 128 millions non salariés)

  • Diminution des remboursements de médicament, forte hausse des frais de transport sanitaire.
  • Diminution de 32 % des cotisations sociales des non salariés entre 2014 et 2017 (-30 % Marne, -38 % Ardennes et Meuse).
  • 29 % des chefs d’exploitation ont déclaré un revenu professionnel inférieur à 4 370 euros par an.
  • Progression de 19,7 % des ayants droit à la CMU, de 19,2 % à l’aide à la complémentaire santé, de 7 % au RSA, de 18,1 % à la prime d’activité.

Vos réactions :

Accès abonnés
Accès abonnés
Edition numérique
Journal en ligne
Annonces légales
Annonces légales
Dossiers
Dossiers
Abonnez-vous
Abonnez-vous