Sors tes couverts

Publié le 09/02/2018 (mis à jour le 09/02/2018 à 13:49)
  • Le premier concours à mettre à l'honneur les couverts végétaux et les agriculteurs qui les réalisent ! © L. Thomas



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Sors tes couverts : le succès au rendez vous

Publié le 09/02/2018 (mis à jour le 09/02/2018 à 13:49)

Le concours d'un nouveau genre qui met en valeur les agriculteurs réalisant des couverts végétaux.

Le concours « Sors tes couverts », inédit en France, a été lancé au cours de l'été 2017 par 12 partenaires du monde agricole, et met en valeur les agriculteurs réalisant des couverts végétaux

Contrainte règlementaire ?

Pour faire face aux risques de lixiviation des nitrates, particulièrement élevé pendant les périodes pluvieuses à l’automne, le programme d’action national de la directive nitrates oblige les agriculteurs à implanter une Cipan (Culture intermédiaire piège à nitrates) ou une dérobée avant le 10 septembre et à la maintenir au minimum dux mois avant de la détruire, et ce après le 15 octobre.

Beaucoup d’agriculteurs assimilant « obligation reglementaire  » à « contrainte  » ne vont alors implanter la plupart du temps qu’une moutarde, couvert le moins onéreux, mais aussi l’un des moins intéressants agronomiquement parlant. La mise en place de couverts en interculture, encore trop peu répandue, possède pourtant de nombreux avantages !

Les couverts ont plus d’un tour dans leur sac

Impact positif sur la structure du sol, développement de la fertilité, ou encore gestion du salissement : les effets des couverts sont nombreux.

La mise en place de couverts multi-espèces est la porte d’entrée vers l’agriculture de conservation. Le choix des mélanges, des espèces, mais aussi – et surtout – de la qualité des soins apportés lors de l’implantation sont primordiaux pour une réussite optimale.

De l’idée au concours

Tout agriculteur se doit de d’implanter un couvert : c’est une obligation réglementaire. Certains ont fait le choix d’aller plus loin, et d’en faire un atout pour leur sol.

Afin de mettre en valeur les agriculteurs précurseurs réalisant des couverts plus complexes qu’une simple moutarde, douze partenaires du monde agricole se sont réunis en 2017 pour lancer le concours « Sors tes couverts  ». Inédit et novateur, ce concours a pour vocation de faire connaître la pratique des couverts multi-espèces, prouver que ce n’est pas une contrainte, loin de là, et bien entendu montrer qu'ils sont réalisables par tous les agriculteurs, quel que soit leur type de sol.

84 inscrits

En septembre 2017, ce ne sont pas moins de 84 agriculteurs, marnais, aubois, axonnais et ardennais qui se sont inscrits au concours Sors tes couverts. En début d’hiver, sur la base de leurs documents de candidature accompagnés de leurs photos, les membres du jury en ont retenu dix. Après la notation « bureau », place au terrain : les membres du jury se sont rendus chez les finalistes afin de juger les couverts. Le nom du grand gagnant a été révélé le 7 février, au cours de la journée « Agronomique Vivescia 2018 », organisée au Capitole de Châlons-en-Champagne.

Le concours en chiffres

  • 12 partenaires : Agriconomie, Agrifaune, Arvalis, Chambre d’Agriculture de la Marne, FDSEA 51, Jouffray Drillaud, La récolte.fr, Novagrain, Sol Agronomie et Innovation, Symbiose, La revue TCS et agriculture de conservation.com, Vivescia ;
  • 84 agriculteurs inscrits au concours ;
  • 10 finalistes ;
  • 4 départements concernés : la Marne, l’Aube, les Ardennes et l’Aisne ;
  • À gagner : 1 800 € de semences / 5 abonnements à la revue TCS / 3 livres Les couverts végétaux : Gestion pratique de l’interculture.

Les membres du jury

  • Jean Luc Forrler : Chef de projet « conservation des sols » - Vivescia ;
  • Thierry Ghewy : Agriculteur et président de l’association « Sol Agronomie et Innovation » ;
  • Olivier Josselin : Responsable filières et références - FDSEA Conseil ;
  • Aurore Spitz : Conseillère Geda de la Suippe – Chambre d’agriculture de la Marne.

Trois piliers

L’agriculture de conservation repose sur trois piliers essentiels, à savoir :

  • Une perturbation minimum du sol, l’objectif étant de limiter au maximum la perturbation de l’activité biologique du sol ;
  • La couverture permanente du sol, c’est-à-dire laisser les résidus de cultures au sol et implanter des couverts entre les cultures principales ;
  • Une rotation et une diversification des cultures.

Léa Thomas
Dynamique Projets
FDSEA 51

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