Virus Schmallenberg : premier cas confirmé dans la Marne
L’infection par le virus vient d’être confirmée dans la Marne sur un agneau né mort avec des membres antérieurs déformés. Ce virus est transmis par des insectes piqueurs, vraisemblablement des culicoïdes mais peut être aussi des moustiques. En l’absence de risque pour la santé publique et de réglementation spécifique à cette nouvelle affection et compte tenu du faible risque de transmission de cette maladie vectorielle en hiver, aucune restriction particulière n’est mise en œuvre dans les exploitations infectées.
Les principaux symptômes connus sont la naissance de nouveaux nés malformés, des avortements ou des mortinatalités, résultant de l’infection des femelles en gestation. Les malformations congénitales touchent principalement le squelette et le système nerveux, par exemple, blocage des articulations, torticolis, raccourcissement des tendons du jarret, absence de cerveau. Chez les ruminants adultes, le virus Schmallenberg paraît entraîner des diarrhées fébriles, et une baisse de production laitière.
Actuellement il n’existe aucun vaccin, puisque ce virus était encore inconnu. Il appartient à la famille des Orthobunyavirus qui sont présents sur d’autres continents. Les GDS vous informent et réalisent une enquête dans les élevages atteints, afin d’évaluer la proportion d’animaux atteints et de décrire au maximum les troubles rencontrés. Étant donné la nouveauté de cette maladie, aucun mécanisme de solidarité nationale n’a été prévu. Néanmoins, vu l’ampleur que cela pourrait prendre, votre GDSI vous conseille de garder trace des conséquences de la maladie au cas où une solidarité serait décidée ultérieurement (bons d’équarrissage par exemple).
Bilan au 10/02/2012 :
- 94 foyers en France (100 % ovins)
- 758 foyers en Europe (94 % ovins, 3 % bovins et 3 % caprins)
Si vous observez ce type de malformations
Isoler l’animal ou conserver l’avorton à 4°C. Prévenir votre vétérinaire sanitaire si possible dans la journée afin qu’il puisse effectuer les prélèvements nécessaires selon le protocole de surveillance mis en place (déplacement, prélèvement et analyses pris en charge par l’État). Vous pouvez également contacter la DDCSPP pour toute information sur une suspicion.
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