Mise en orbite de Futurol
«Il était logique que Futurol s’insère au cœur de la bio-raffinerie de Bazancourt-Pomacle où plus d’un milliard d’euros ont été investis par les filières agricoles et leurs coopératives et 1 000 emplois créés». En quelques mots Dominique Dutartre a planté le décor lors de l’inauguration du premier pilote européen de production de bioéthanol de 2ème génération par voie fermentaire à partir de la lignocellulose. Le président de la société Procéthol 2G, qui porte ce projet, rappelle qu’il s’agit là d’un instrument de recherche. Futurol a une capacité de 180 000 l d’éthanol distillés à partir de coproduits agricoles et forestiers et de résidus de la biomasse dédiée : paille, pulpes de betteraves, miscanthus, switchgrass, taillis à courte rotation... Contrairement aux biocarburants de la première génération, la partie comestible de la plante n’est pas utilisée. Véritable interface entre le laboratoire et l’industrie, le pilote va permettre de sélectionner pendant trois ans les procédés et les matières premières qui seront les plus aptes à produire de l’éthanol à bas coût de revient et sans empiéter sur la ressource alimentaire. Puis d’obtenir des licences de procédés pour la mise sur le marché.

Futurol, projet, unique au monde, privilégie une approche multiressources, c’est- à-dire l’utilisation de matières premières diversifiées (plantes entières, bois, coproduits et résidus). - © D.R.
La question de la compétitivité
Si les chercheurs savent pro-duire à petite échelle dans leurs laboratoires de l’éthanol à partir de la biomasse, le stade du pilote est lui un véritable défi. «La clef du système va tourner autour de la fermentation des sucres en C5», souligne Dominique Dutartre. Produire de l’éthanol de la sorte à prix compétitif n’est pas encore acquis.
Les chercheurs vont donc développer des technologies d’extraction de la cellulose, sélectionner des enzymes et des levures et mettre au point les procédés d’hydrolyse et de fermentation les mieux adaptés à chaque configuration des matières premières.
Il faudra également obtenir les meilleurs bilans énergétiques et de gaz à effet de serre possible sur l’ensemble de la filière de production.
Enfin, Futurol doit s’inscrire dans une logique de développement durable sur le long terme et tout au long de la filière.
Cette usine a nécessité un financement de 76,4 millions d’euros apportés par onze partenaires (1). Une centaine de chercheurs répartis dans douze centres de recherche et développement en France sont mobilisés. Futurol doit permettre de valider les procédés qui seront mis en œuvre afin que le premier prototype de 3,5 millions de litres puisse sortir de terre. Si tout va bien, ce sera sur un site Tereos, probablement Lillebonne, en 2015. Avec la contrainte d’être capable de s’approvisionner en matières premières dans un rayon de 50 km, quelle que soit la localisation, limitant ainsi l’impact environnemental.
La première unité industrielle de 180 millions de litres par an devrait voir le jour en 2016. Les distilleries d’éthanol utilisant la betterave et le blé auraient alors la possibilité de migrer sur ce procédé.
(1) ARD, IFP énergies nouvelles, Inra, Lesafre, Champagne Céréales, Total, Tereos, Office national des forêts, Crédit Agricole du Nord Est, Unigrains, CGB. Futurol est soutenu par Oséo et le projet est labellisé par le Pôle de compétitivité IAR.
FUTUROL EN CHIFFRES
- Durée du projet : 8 ans ;
- Montant global du projet : 76,4 millions d’euros ;
- 12 équipes de recherche publiques et privées collaborant au projet, soit 100 chercheurs ;
- Nombre d’heures d’études nécessaires au projet : 39 000 ;
- 5 000 tonnes de béton et d’acier ;
- 60 km de câbles électriques ;
- 13 km de tuyaux ;
- 14 automates ;
- 500 litres de bioéthanol produits par jour, soit environ 180 000 litres par an ;
- 12 emplois directs créés et 20 à moyen terme.
Vos réactions
-
1
Bonjour Que de chemin parcouru depuis TERRE ATTITUDE en 1999 Merci au Président CHIRAC......et aux autres..... §§§§§ Le champagne est à l'homme ce que l'éthanol doit être pour sa BAGNOLE§§§ Mon rêve va enfin devenir réalité????? FUTUROL vient d'être inaugurer vingt ans après la disparition de MICHEL PREVOTEAU qui de là haut doit être sastisfait et exaucé!!! Vive l'agriculture et que les PAYSANS en vivent! Jean Verdelet
-
2
Que de chemin parcouru depuis TERRE ATTITUDE à POMACLE en 1999!!!Merci au président CHIRAC....et à tous ceux qui ont oeuvrés pour cette belle réalisation Futurol est né vingt ans après la disparition de MICHEL à qui BAZAN et les AGRIS doivent beaucoup!!!!A lire un siècle d'agriculture de M Robert Mangeart!!!!! Je possède la construction (grâce à mon vélo!!!!) de CRISTANOL de A à Z (700 clichés!!!!)que vous devriez découvrir prochainement ..de la coopé???? §§le champagne est à l'homme ce que l'éthanol doit devenir à sa BAGNOLE§§§ Témoigne dans le livre de Mary Gérard VAUDE: §§ j'avais vingt ans dans les années soixante!!!§§§§§ à offrir aux anciens.... Coopérativement J V
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal La Marne Agricole.
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
La Marne Agricole.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.






































