La ferme Marne conserve son rang
Les résultats du recensement agricole 2010 montrent que la Marne conserve une place au premier plan régional et national.
Ce ne sont pas moins de 29 000 personnes qui travaillent sur les 14100 exploitations marnaises en 2010 (4 200 agricoles et 9 900 viticoles) nous apprennent les services de la statistique Agreste. C’est un millier d’emplois en moins par rapport à il y dix ans, mais c’est la baisse régionale la plus faible. Ce qui s’explique en partie par le fait que la viticulture voit ses effectifs croître de +2,5%.
700 exploitations ont disparu en dix ans, principalement des petites et moyennes spécialisées en grande culture ou polyculture. La surface agricole est en légère diminution à -1%, ce qui fait quand même près de 6 000 hectares de surface agricole utilisée de perdus. Au total la SAU Marne s’élève à 554 700 ha, soit plus du tiers de la région Champagne Ardenne qui en compte 1,5 million. Cette baisse est moins importante qu’au niveau régional (-2%) et national (-3%). La tendance à l’agrandissement se poursuit avec une taille moyenne des exploitations (hors viticulture) qui progresse de 14% en dix ans. Phénomène inverse en viticulture où la taille des exploitations s’est réduite de 3%.
La Marne compte 10 800 exploitations grandes et moyennes dont la production brute standard (PBS) est supérieure à 25 000 euros, c’est plus d’une sur deux du total de la région. Ces exploitations se chiffrent à 19 200 pour l’ensemble des quatre départements de Champagne Ardenne et à 312 000 pour la France métropolitaine. Ces exploitations ont dans la Marne 51 ha de surface en moyenne, agri et viti confondus, ce qui n’est pas en soit une donnée significative.
50 % de grandes exploitations
La moitié des exploitations de la Marne sont des grandes exploitations avec un PBS d’au moins 100 000 euros. «Elles réalisent 90% de la production agricole potentielle du département», nous apprend Agreste. Parmi les exploitations viticoles, 43% sont classées parmi les grandes exploitations contre 65% des autres exploitations.
Les moyennes et grandes exploitations emploient en moyenne deux unités de travail annuel. Les 10% d’exploitations les plus grandes contribuent à 44% du potentiel agricole du département. 1 241 exploitations pratiquent une activité de diversification ; 293 exploitations commercialisent des produits par circuits courts (hors viticulture où le cas est plus fréquent) ; 10 375 exploitations ont des surfaces en vigne dont 96% sont spécialisées en viticulture ; 27% des exploitations ayant de la vigne commercialisent du champagne en vente directe ; 55% des exploitations utilisent internet.
277 000 ha de céréales
Concernant les grandes cultures, 4 400 exploitations cultivent des céréales et 51% de la SAU leur sont consacrées, soit 277 000 ha ; 18% de la SAU sont occupés par des oléoprotéagineux ; la luzerne pour déshydratation est plantée sur 36 200 ha.
Le poids de l’élevage est moindre avec 68 377 bovins, soit 11% du cheptel de la région et 91 000 porcs, soit la moitié de Champagne Ardenne.
On se réjouira du fait que le département conserve son leadership national. «La Marne se place au premier rang des départements français avec, à son compte, 5% du potentiel national de production», souligne Agreste. Cela s’explique, on s’en doutait, par le poids de la viticulture qui représente 20% du potentiel national viticole, une place de 1er de la classe. Les autres cultures ne déméritent pas avec 1,7% du potentiel national (17ème rang).







La Marne Agricole. 






























