Vous êtes iciAccueil RégionLa ferme Marne conserve son rang
CHIFFRES

La ferme Marne conserve son rang

Le recensement agricole 2010 met en évidence une érosion des petites et moyennes exploitations. L’agrandissement progresse et le poids de la viticulture est très important.

18 novembre 2011 La Marne Agricole Vu 2107 fois

- © Agreste

Les résultats du recensement agricole 2010 montrent que la Marne conserve une place au premier plan régional et national.

Ce ne sont pas moins de 29 000 personnes qui travaillent sur les 14100 exploitations marnaises en 2010 (4 200 agricoles et 9 900 viticoles) nous apprennent les services de la statistique Agreste. C’est un millier d’emplois en moins par rapport à il y dix ans, mais c’est la baisse régionale la plus faible. Ce qui s’explique en partie par le fait que la viticulture voit ses effectifs croître de +2,5%.

700 exploitations ont disparu en dix ans, principalement des petites et moyennes spécialisées en grande culture ou polyculture. La surface agricole est en légère diminution à -1%, ce qui fait quand même près de 6 000 hectares de surface agricole utilisée de perdus. Au total la SAU Marne s’élève à 554 700 ha, soit plus du tiers de la région Champagne Ardenne qui en compte 1,5 million. Cette baisse est moins importante qu’au niveau régional (-2%) et national (-3%). La tendance à l’agrandissement se poursuit avec une taille moyenne des exploitations (hors viticulture) qui progresse de 14% en dix ans. Phénomène inverse en viticulture où la taille des exploitations s’est réduite de 3%.

La Marne compte 10 800 exploitations grandes et moyennes dont la production brute standard (PBS) est supérieure à 25 000 euros, c’est plus d’une sur deux du total de la région. Ces exploitations se chiffrent à 19 200 pour l’ensemble des quatre départements de Champagne Ardenne et à 312 000 pour la France métropolitaine. Ces exploitations ont dans la Marne 51 ha de surface en moyenne, agri et viti confondus, ce qui n’est pas en soit une donnée significative.

 

- © Agreste

50 % de grandes exploitations
La moitié des exploitations de la Marne sont des grandes exploitations avec un PBS d’au moins 100 000 euros. «Elles réalisent 90% de la production agricole potentielle du département», nous apprend Agreste. Parmi les exploitations viticoles, 43% sont classées parmi les grandes exploitations contre 65% des autres exploitations.

Les moyennes et grandes exploitations emploient en moyenne deux unités de travail annuel. Les 10% d’exploitations les plus grandes contribuent à 44% du potentiel agricole du département. 1 241 exploitations pratiquent une activité de diversification ; 293 exploitations commercialisent des produits par circuits courts (hors viticulture où le cas est plus fréquent) ; 10 375 exploitations ont des surfaces en vigne dont 96% sont spécialisées en viticulture ; 27% des exploitations ayant de la vigne commercialisent du champagne en vente directe ; 55% des exploitations utilisent internet.

277 000 ha de céréales
Concernant les grandes cultures, 4 400 exploitations cultivent des céréales et 51% de la SAU leur sont consacrées, soit 277 000 ha ; 18% de la SAU sont occupés par des oléoprotéagineux ; la luzerne pour déshydratation est plantée sur 36 200 ha.
Le poids de l’élevage est moindre avec 68 377 bovins, soit 11% du cheptel de la région et 91 000 porcs, soit la moitié de Champagne Ardenne.
On se réjouira du fait que le département conserve son leadership national. «La Marne se place au premier rang des départements français avec, à son compte, 5% du potentiel national de production», souligne Agreste. Cela s’explique, on s’en doutait, par le poids de la viticulture qui représente 20% du potentiel national viticole, une place de 1er de la classe. Les autres cultures ne déméritent pas avec 1,7% du potentiel national (17ème rang).

 
 

Expansion des earl et sociétés civiles
Malgré un net recul, les exploitations individuelles restent dominantes et regroupent encore deux tiers des exploitations. Il s’agit en général de petites ou moyennes structures. Ces dernières possèdent neuf fois sur dix ce statut juridique contre quatre grandes exploitations sur dix. Les exploitations individuelles sont deux fois plus fréquentes lorsqu’elles sont spécialisées en viticulture (77% des exploitations) que dans les autres productions (40% des exploitations). Le nombre d’entreprises agricoles à responsabilité limitée (EARL) est en pleine expansion (+ 53%) ainsi que celui des sociétés civiles. Ces formes juridiques constituent respectivement13% et 6% des exploitations viticoles contre 42% et 12% des autres exploitations. Les groupements d’exploitation en commun (Gaec), initialement moins fréquents dans la Marne que dans les autres départements de la région, sont deux fois moins nombreux qu’en 2000 que ce soit en secteur agricole ou viticole. Dans le département de la Marne, un exploitant sur cinq a 60 ans ou plus contre un sur six en 2000. Leur nombre a augmenté de plus de 26% alors qu’il baisse dans les autres départements de la région. La part des femmes dans les actifs agricoles est relativement stable dans la Marne : 36% chez les exploitants et 39% chez les autres actifs familiaux.

54% des exploitations ont suivi une formation agricole
Parmi les 14 100 chefs d’exploitation ou premiers coexploitants de la Marne, 54% ont suivi une formation professionnelle agricole qualifiante, soit en formation initiale, soit en formation continue. 28% des chefs d’exploitation ou premiers coexploitants possèdent un Capa ou un Bepa et 12% un Bac pro ou un BTA. Les formations supérieures courtes ou longues ont concerné près de 10% des agriculteurs exploitants. Avec ou sans formation agricole initiale, 8% des chefs d’exploitation ont suivi une formation agricole continue diplômante. La proportion d’exploitants ayant une formation agricole, ainsi que le niveau de la formation, augmente avec la taille de l’exploitation. Elle est de 23% sur les «petites exploitations» contre 67% sur les «grandes exploitations». Elle est 40% pour les viticulteurs et de 72% pour les autres catégories d’exploitants

Ardennes : 3 000 fermes
Le département des Ardennes compte environ 3 000 exploitations en 2010 contre 3 800 en 2000. Cette baisse concerne pour moitié les petites exploitations et s’accompagne d’un agrandissement des exploitations. Le secteur céréalier s’en sort bien et l’élevage le plus touché par la baisse du nombre d’exploitations est celui des bovins mixte. Le département des Ardennes garde toutefois cette prédominance de l’élevage dans l’activité agricole et sa position au niveau national (27ème). Dominé également par l’activité céréalière, le travail n’en reste pas moins familial même si l’externalisation et le recours au salariat permanent est en légère hausse. Le statut sociétaire des exploitations prend également de l’ampleur.

Aube : 5 200 exploitations

En 2010, l’Aube compte 5 200 exploitations agricoles (viticulture comprise). Trois exploitations sur cinq sont des grandes exploitations. Elles assurent la presque totalité du produit brut standard (PBS). Les formes sociétaires se développent. Elles produisent 75% du PBS, contre 65% en 2000. Les chefs d’exploitation fournissent toujours la plus grande part du travail en 2010. La contribution des autres actifs familiaux diminue, celle des salariés augmente. Près de deux exploitants et coexploitants sur trois ont une formation agricole qualifiante.

Haute-Marne : 1 000 en moins en dix ans
En 2010, le département de la Haute-Marne compte 2 200 exploitations agricoles soit 1 000 de moins qu’en 2000. Les trois quarts d’entre elles sont des moyennes et grandes exploitations, disposant d’une surface moyenne par exploitation très élevée (181 hectares). Cet agrandissement des exploitations coïncide avec la poursuite du développement des formes sociétaires. Ces dernières détiennent 74% des terres agricoles. L’emploi est essentiellement assuré par les chefs d’exploitation et coexploitants. Le travail des autres actifs familiaux est en retrait. Deux tiers des exploitants et premiers coexploitants ont suivi une formation initiale ou continue.

 

 

 
les adresses emails ne sont pas affichées dans les commentaires

Caractères restants - Le HTML n'est PAS accepté

Recopiez le code dans ce champ :
Code de sécurité anti spam charger un nouveau code

J'accepte les conditions d'utilisation *

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Marne Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

* = obligatoire !
Vous avez aimé cet article et vous désirez le faire connaître ?
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Cet article vous a plu ?
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal La Marne Agricole
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 - Groupe Reussir La Marne Agricole.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.

 
 

Les vidéos

  • Chemin de fer
  • Mais des pluis inégales selon les régions - Interview de Cyrille Duchesne, Météorologue Météo Consult
Plus de vidéos

Recherche par mots-clés

Les articles les plus...