Pleins feux sur les essais intercultures
Manque de fourrages. C’était la crainte de la majorité des éleveurs cette année. Certains ont donc choisi d’implanter des cultures intermédiaires à destination de leurs animaux, bovins ou ovins, espérant profiter d’une moisson précoce et compléter ainsi leur stock de fourrage. En réponse au questionnement des éleveurs, la Chambre d’agriculture de la Marne et Marne Conseil Élevage ont produit un recueil de fiches techniques avec les espèces les plus propices à ce type de culture, et ont mis en place trois essais de démonstration chez des éleveurs volontaires, dans différentes conditions «réelles».
Des résultats variables
Les visites des essais de Saint Loup, Rapsécourt et Heiltz-le-Maurupt ont eu lieu en octobre. Et des prélèvements ont été effectués pour estimer le rendement et la valeur alimentaire des productions implantées. Les dérobées de 2 des 3 sites ont suffisamment poussé pour être enrubannées.
Sur la parcelle du secteur de Sézanne, les espèces se sont très peu développées. Un semis direct du 2 août, plus tardif que prévu, à cause de la pluie qui a retardé la moisson et donc l’implantation, explique en partie ce résultat. Les chaumes et une partie des pailles n’ayant pas été retirées, les espèces ont difficilement levé. Les conditions n’étaient donc pas assez favorables pour permettre une récolte seulement 2 mois après l’implantation. Surtout que la surface devait être semée de nouveau en octobre.
Des fourrages supplémentaires mais en quantité limitée
Sur les vitrines de Rapsécourt et d’Heiltz-le-Maurupt, les espèces se sont quasiment toutes développées. Les rendements atteignent 1 à 2 tonnes de matière sèche. Les valeurs alimentaires correspondent à des couverts jeunes, assez digestibles. L’incorporation de ce type de fourrage dans la ration doit être réfléchie. En effet, ce type de fourrage peut-être incorporé dans la ration mais à hauteur de quelques kilos de matière sèche.
Avec une productivité aléatoire, les investissements pour les intercultures fourragères doivent dans tous les cas être rationalisés au niveau du coût de semences et de récolte. L’enrubannage apparaît comme étant une bonne méthode de récolte et de conservation. Si cela est possible, en ovins notamment, le pâturage est la solution la plus économe.
Analyses gratuites des intercultures fourragères
Dans le programme de suivi des intercultures fourragères, la Chambre d’agriculture de la Marne propose de réaliser des analyses de valeurs alimentaires de fourrages de dérobées. Les agriculteurs ayant récolté des intercultures à destination des animaux peuvent nous contacter ou demander à leur technicien de prélever un échantillon en vue de l’analyser. Ces données serviront de base à une communication pour la prochaine campagne.







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