Farre 51 souhaite étoffer son réseau
De gauche à droite : Christophe Grison, président de Farre National et Benoît Collard, président de Farre 51. - © D.R.
Le 15 février dernier, l’association Farre de la Marne a organisé une réunion d’information à Châlons-en-Champagne pour proposer aux agriculteurs marnais de rejoindre son réseau. Le réseau de fermes de rencontres : la clé de voûte de l’association Et Christophe Grison, nouveau président de Farre national de rajouter «d’une stratégie du face à face, nous sommes passés à celle du côte à côte. Nous avons élargi notre conseil scientifique à des associations environnementales et de consommateurs. Nous sommes de plus en plus consultés dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles. Pour continuer à représenter la diversité des exploitations, nous devons aujourd’hui densifier notre réseau d’exploitations».
Le président, Benoît Collard, a rappelé l’historique de Farre 51. La volonté d’une poignée d’agriculteurs de se regrouper pour faire évoluer les pratiques agricoles en faveur de l’environnement et de communiquer envers le grand public date de 1995. En 1996, 11 exploitations constituaient le réseau marnais. Ils sont à peu près les mêmes aujourd’hui.
Pour Benoît Collard, l’important, c’est de positiver et d’être motivé pour communiquer : «En ouvrant nos fermes à la société nous souhaitons faire connaître l’évolution de notre métier et transmettre notre passion. Nous essayons de communiquer avec tous les publics, que ce soient les OPA et leurs salariés, les agriculteurs, les journalistes, les hommes politiques, les associations environnementales et de consommateurs. Pour cela nous profitons de toutes les occasions qui s’offrent à nous : visite de nos exploitations, participation à des évènements départementaux, des réunions, des colloques…».
«La communication à travers Farre présente un gros avantage», explique Benoît Collard. «L’association n’a pas d’étiquette particulière par rapport aux autres OPA (syndicats, coopératives…) ce qui facilite les échanges avec la société civile et les associations environnementales en particulier». Preuve en est, l’intervention de Lionel Vilain, conseiller agricole de France Nature Environnement à l’assemblée générale le 3 février dernier.
Des réseaux nationaux pour réfléchir et agir Farre dispose de sept réseaux spécialisés sur le plan national : bonnes pratiques phytosanitaires, biodiversité, machinisme, santé et sécurité, énergie et gaz à effet de serre, sol et protection intégrée. Ils permettent des échanges très riches entre les différents partenaires de l’association tels que les agriculteurs, l’Inra, l’UIPP, le Cemagref, l’Ademe, Invivo, la LPO… Au total, près de 300 personnes appartenant à quinze organisations différentes travaillent à une meilleure intégration de l’environnement dans les pratiques agricoles. «Le Grenelle de l’environnement a démontré la difficulté de notre profession à prouver l’amélioration de nos pratiques», explique Christophe Grison. «Farre s’engage aujourd’hui à communiquer, preuves à l’appui. Chaque réseau spécialisé va donc élaborer deux ou trois indicateurs qui mesureront le progrès environnemental effectué sur une exploitation. Au final, la création d’une dizaine d’indicateurs offre plus d’envergure à nos fermes de rencontres. Un tout autre terrain de communication se dessine, plus technique et plus concret».
Le rôle de Farre ne se résume pas à la communication. L’association est un Forum de partenaires multiples qui recherchent en permanence des idées, des solutions et des actions concrètes pour que l’environnement créé de la valeur ajoutée sur l’exploitation.
Une formation à la communication Communiquer n’est pas chose aisée. Il faut savoir construire un message clair et s’adapter à son public. Cela s’apprend. L’association Farre demande donc à tout nouvel adhérent de se former pendant deux jours à la communication.
Les participants apprennent avec un journaliste à répondre aux interviews et à savoir se comporter avec les médias. Un formateur leur apporte des techniques d’expression orale.
Comment adhérer à Farre ?
Les exploitants doivent posséder une certification environnementale ou s’engager dans une démarche environnementale (HVE niveau 2). Ils s’engagent à faire partie d’un des réseaux spécialisés de Farre et à participer à quelques actions de communication, dans la mesure de leurs moyens et de leurs disponibilités bien entendu.
Ils ne paient pas de cotisation. Ils ont accès à des informations techniques par le biais de notes et de groupes de travail. Ils sont formés à la communication.
Lors de l’adhésion, une visite de l’exploitation est réalisée par des membres de Farre national et de Farre 51 pour s’assurer de la cohérence entre le discours et les pratiques de l’agriculteur.
Comment adhérer à Farre ?
Les exploitants doivent posséder une certification environnementale ou s’engager dans une démarche environnementale (HVE niveau 2). Ils s’engagent à faire partie d’un des réseaux spécialisés de Farre et à participer à quelques actions de communication, dans la mesure de leurs moyens et de leurs disponibilités bien entendu.
Ils ne paient pas de cotisation. Ils ont accès à des informations techniques par le biais de notes et de groupes de travail. Ils sont formés à la communication.
Lors de l’adhésion, une visite de l’exploitation est réalisée par des membres de Farre national et de Farre 51 pour s’assurer de la cohérence entre le discours et les pratiques de l’agriculteur.
Pour en savoir plus : contacter Carole Meilleur, animatrice Farre 51 - cmeilleur@fdsea51.fr ou 06 08 35 90 55
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