La luzerne rend les exploitations plus durables
Les exploitations agricoles cultivant de la luzerne pour la déshydratation et celles utilisant de la luzerne déshydratée sont plus durables que leurs homologues sans luzerne. C’est la conclusion menée en 2011 selon la méthode Idea sur deux échantillons de 40 exploitations en région de grandes cultures d’une part (Champagne crayeuse) et en région d’élevage laitier (Ille-et-Vilaine et Mayenne). L’étude menée par Coop de France déshydratation a été validée par un Comité de pilotage indépendant. Les deux systèmes de production étudiés ont obtenu en moyenne de meilleurs scores sur les trois échelles de durabilité définis par la méthode Idea : agroécologique, socioterritoriale et économique. La durabilité agroécologique a obtenu la note la plus élevée, que ce soit pour les exploitations de grandes cultures ou les élevages laitiers. La méthode Idea a été mise au point par le ministère de l’Agriculture et est utilisée dans l’enseignement agricole.
Pour les deux systèmes de production étudiés (grandes cultures et élevages laitiers), les exploitations agricoles cultivant de la luzerne pour la déshydratation, et celles utilisant de la luzerne déshydratée, ont obtenu en moyenne de meilleurs scores sur les trois échelles de la durabilité définies par la méthode Idea : agroécologique, socioterritoriale et économique.
L’échelle de durabilité agroécologique est celle ayant obtenu les notes les plus élevées, que ce soit pour les exploitations en grandes-cultures ou les élevages laitiers. Au contraire, l’échelle de durabilité socioterritoriale est dans la plupart des cas la plus limitante. Les scores obtenus pour cette échelle reposent plus particulièrement sur le mode de vie de l’agriculteur. Cependant, la focalisation sur l’agriculture conventionnelle ainsi que sur des systèmes intensifs où peu d’emplois sont rapportés à la production, et où la vente directe est inexistante, explique en partie la faiblesse de ce résultat.
L’analyse des données collectées a permis de mettre en exergue les relations entre le facteur «présence ou absence de luzerne» au sein des exploitations et meilleure durabilité. Plus précisément, l’introduction de luzerne dans les assolements mais aussi dans l’alimentation animale, joue un rôle important sur le score obtenu pour l’échelle de durabilité agroécologique (diversité des productions, organisation de l’espace et pratiques agricoles).
La mise en place de luzerne pour la déshydratation dans les assolements, mais aussi l’utilisation de luzerne déshydratée dans l’alimentation des vaches laitières, permet d’augmenter la durabilité des exploitations agricoles.
Une fertilisation naturelle, non négligeable pour les cultures suivantes
Comme toutes légumineuses, la luzerne ne nécessite aucune fertilisation azotée, grâce à sa capacité à fixer l’azote atmosphérique. Cette culture laissera, après sa destruction, un reliquat d’azote disponible non négligeable pour la culture suivante. Cet apport permettra de limiter l’utilisation d’azote minéral de synthèse, et donc de diminuer directement les consommations énergétiques des exploitations. La méthode Idea préconise une réduction de ces dépendances, contribuant directement à une plus grande autonomie des systèmes de production, mais aussi à la préservation des ressources naturelles.







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