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Une remise en cause inacceptable

30 juillet 2010 Henri Noël LAMPAERT Vu 556 fois



- © l'agriculteur de l'aisne

Après plus d’un mois de discussions, les négociations interprofessionnelles sur le prix du prix du lait du 3ème trimestre ont échoué. Pourtant l’application de l’accord du 3 juin 2009 aurait du aboutir à une augmentation de 31 euros les 1000 litres sur le troisième trimestre.
Malgré de nombreuses réunions et des propositions d’ouverture de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, les industriels privés (FNIL) refusent d’appliquer cette hausse. Ils souhaitent lier le prix français à celui des allemands en oubliant que les règles de gestion des volumes et la valorisation du lait sont complètement différentes.
La FNCL (Fédération Nationale des Coopératives Laitières) semblait plus proche des positions de la FNPL, notamment en terme d’organisation de la filière. Néanmoins, certaines coopératives semblent aujourd’hui prêtes à suivre la position de la FNIL sur les prix du troisième trimestre.

 

Le rapprochement des prix français et allemands apparaît comme un nouvel alibi des transformateurs pour récupérer quelques euros au détriment des producteurs. Au vu des excellents résultats 2009 de grandes entreprises laitières, cela est inadmissible surtout lorsque l’on connaît la situation de crise actuelle des éleveurs. Comme toujours pour les transformateurs, les baisses doivent être totalement répercutées sur les prix d’achat du lait mais pas les hausses.
Le bras de fer actuel concerne non seulement le prix du lait mais aussi l’avenir de toute la filière et son organisation pour l’après quota. La Loi de Modernisation Agricole récemment votée permettra de renforcer notre poids dans les négociations interprofessionnelles et cela les industriels le craignent. Cela doit donc renforcer notre volonté de travailler dans les mois à venir sur l’organisation économique des producteurs pour nous permettre de peser plus fort sur les négociations.
Afin de réagir à cette situation, nous vous incitons à contacter votre laiterie pour lui faire part de votre mécontement lié à la non application de la hausse de 31 euros aux 1000 litres.
D’autre part, nous avons rencontré le Préfet le 29 juillet pour lui faire part de la situation de blocage sur les prix du lait et des conséquences que cela pourra entraîner.
Nous ne manquerons de vous tenir au courant des évolutions à venir.

 

 

 
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