Bulles d'amour champenoises blondes et rosées

Par Rédaction La Marne Agricole, le 31/01/2019
Bulles d'amour champenoises blondes et roséesAlors que la Saint-Valentin approche, voici une sélection de cuvées qui vont donner de la couleur à cette journée.
  • Une sélection pour tous les goûts. © La Marne Viticole
Alors que la Saint-Valentin approche, voici une sélection de cuvées qui vont donner de la couleur à cette journée.
 

Emilien Allouchery, vigneron d’Ecueil, propose une nouvelle cuvée dans sa gamme avec Epilogue. Ce rosé millésimé 2012 laisse une belle place aux chardonnays (40 % de l’assemblage), ceux-ci étant élevés cinq mois en fûts. Clin d’œil au terroir local, le bois des tonneaux vient lui aussi d’Ecueil. Ce champagne, dont les vins n’ont pas subi de fermentation malolactique, se présente avec finesse et complexité. Aux notes de fruits rouges délicats succèdent des effluves rappelant avec discrétion le travail en fût de chêne. Après un premier contact gourmand en bouche, le vin affiche toute son ampleur et se termine sur une pointe sapide. Pourquoi ne pas essayer de l’allier à une côte de veau, cuite à basse température, accompagnée d’un chutney de fruits rouges ? (38 euros)

Le rosé de prestige de Billecart-Salmon a fêté son trentenaire l’an dernier. Lancée en hommage à Elisabeth Salmon, cofondatrice de la maison de Mareuil-sur-Aÿ, la cuvée Elisabeth rosé 2007 met en lumière le savoir-faire de la marque en matière de vinification en rouge. Ce sont les vieilles vignes marotières de « Valofroy », exposées plein sud, qui offrent à Elisabeth cette signature caractéristique. L’assemblage mêle, à parité, des pinots noirs de la Montagne de Reims et de la Grande vallée de la Marne avec les chardonnays de la Côte des Blancs. Au nez, des volutes d’écorces d’agrumes et de gelées de fruits rouges dominent. Des agrumes que l’on retrouve aux premiers abords en bouche, à travers des saveurs d’orange sanguine. Puis la craie vient ponctuer le tout, avant une finale tout en zestes. Ses charmes aromatiques pourront côtoyer des volailles de Bresse aux écrevisses ou quelques langoustines royales bretonnes. (160 euros)

Legret et Fils signe un champagne végane d’une grande pureté, qui ne manque pas de mordant ! Ce rosé de saignée, un 100 % meunier non dosé, est à la fois charnu et vineux. Doté d’une robe intense, il affiche son caractère dès le premier nez, tantôt teinté de myrtilles, tantôt dominé par des notes grillées. Pour autant, cette cuvée ne manque pas de vivacité, et sa finale saline lui confère une certaine complexité. (38 euros)


Dans la famille des Compositions Parcellaires de Mailly Grand Cru, demandez le Rosé de Mailly. Un atout majeur dans la manche de ce domaine qui exprime avec brio les différentes facettes du terroir de Mailly-Champagne. Pour élaborer ce rosé de saignée, le chef de Caves Sébastien Moncuit a porté son choix sur les coteaux les plus ensoleillés du domaine. Les Côtes, Les Champs de 8 jours, Les Baraquines : autant de parcelles dont l’exposition offre aux pinots de Mailly Grand Cru leur concentration et leur maturité. En résulte un vin ample et gorgé d’arômes croquants, auquel est ajoutée une « juste proportion » de chardonnay et de pinot noir vinifié en rouge. On navigue dans l’univers juteux des baies rouges, avec de subtiles touches florales. La fraîcheur est au rendez-vous. (40 euros)

Celles que j’aime, rosé d’assemblage venu de Celles-sur-Ources met la délicatesse et la légéreté à l’honneur. Ce rosé de pinots noirs de Marcel Vézien inclut 10 % de vin rouge dans sa recette, et concilie gourmandise et fraîcheur. Sa robe rose saumonée, son nez floral et ses saveurs délicates en font un péché mignon appréciable à tout moment. Un compagnon de tablée polyvalent, aussi à l’aise avec un sabayon aux fruits rouges qu’avec un brie au poivre…voire un dessert à base de chocolat noir. (De 20 à 35 euros selon les distributeurs)

Après avoir laissé passer les vendanges 2010 et 2011, Moët et Chandon présente le Grand Vintage 2012, son 43e millésime rosé. La place prépondérante laissée aux cépages noirs (les deux tiers de l’assemblage) témoigne du déroulement de ces récoltes, pendant lesquelles les pinots noirs et surtout les meuniers ont tiré leur épingle du jeu. Par voie de conséquence, le chardonnay se trouve en retrait : maturité et complexité sont bien présentes dans ce nouvel opus. (57 euros) À noter que le millésime 2012 a également été tiré en blanc (54 euros). Dans la même famille, à noter l’arrivée prochaine (mais pas la même gamme de prix) du Vintage Rosé 2006 signé Dom Pérignon.

Fraîcheur et légèreté sont les deux caractéristiques majeures de Nymphea, champagne de la gamme de Petit et Bajan : sa composition n’y est pas étrangère, avec 90 % de chardonnay de la Côte des Blancs et de 10 % de pinot noir de Verzenay vinifié en vin rouge. Sous sa robe subtilement teintée d’un rose profond se révèle un vin droit, dont la délicatesse et la fraîcheur se traduisent par des arômes de framboise et de fraise des bois. Enfin, ce sont de subtiles notes épicées qui viennent ponctuer la dégustation. (De 20 à 35 euros selon les distributeurs)

Un caractère bien affirmé pour ce rosé de noirs du domaine Pointillart Leroy (85 % de pinot noir pour 15 % de meunier, base 2014 à 80 %). Trois Soeurs arbore une robe saumonée soutenue. Au nez, c’est d’abord la minéralité qui s’exprime, avant que débarquent agrumes et fruits rouges. Sa structure complexe se dévoile en bouche avec une palette fruitée : rhubarbe, groseille, et cerise s’entremêlent dans un ballet gourmand. Une personnalité rustique et charmeuse qui s’exprime avec franchise, à accompagner d’une tarte à la crème d’amandes et framboises, ou pourquoi pas d’un fromage à pâte persillée. (De 20 à 35 euros selon les distributeurs)

« Fille de Grauves et de Bisseuil » : voici comment se présente le rosé du champagne Waris Hubert. Si Succulente était humaine, la composition de cette cuvée serait en accord avec sa personnalité : tonique et pleine de charme. Le chardonnay prédomine dans cet assemblage de la récolte 2014. Un dosage maîtrisé lui confère des arômes de bonbons délicats, aux notes de cassis. Croquante et minérale, cette cuvée séduit sans effort. (De 20 à 35 euros selon les distributeurs)

Le pouvoir des éditions limitées

Plusieurs marques ont compris l’enjeu stratégique de ce moment de partage qu’est la Saint-Valentin. Les maisons qui commercialisent des packagings spéciaux rivalisent d’imagination pour se démarquer dans les rayons des points de vente de tout le pays… Citons notamment la nouvelle génération d’Ice Jacket signée Veuve Clicquot : cet étui isotherme en maille et doté d’une poignée garde au frais une bouteille de format standard pendant deux heures. Et peut transmettre un message à l’être cher au dos de l’étiquette… (40 euros, avec une bouteille de Brut Carte Jaune ou Rosé). A noter que la maison rémoise, qui vient de fêter le bicentenaire de sa cuvée Rosé, s’apprête à lancer une nouvelle itération de sa cuvée de prestige : La Grande Dame millésime 2008 sera mise en marché, en blanc et en rosé, au début du printemps.

Lanson a fait parler sa créativité avec l’opération Message in The Bottle : le flacon de son Rosé Label sert de carte pour faire passer des mots doux. (45 euros) Tsarine a de son côté fait le choix de l’accessoire chic : pour mettre en avant sa cuvée Rosé, un porte-monnaie compact et pratique accompagne le flacon. (26,95 euros ; existe aussi en rouge, vert et bleu avec les cuvées Brut, Demi-sec et Millésimé).

Nicolas Feuillatte a choisi l’exotisme pour fêter la Saint-Valentin avec son « Rosé de Printemps ». La cuvée Réserve Exclusive Rosé se pare d’un hommage visuel aux cerisiers du Japon, dont la floraison marque le début du printemps. Un accord à base de sashimis de saumon ou de crevettes épicées parachèvera le clin d’œil de ce rosé tout en élégance et en souplesse. (35 euros)
La douceur est au programme avec le Rosé Dry du champagne Collet. Son assemblage met 20 crus à l’honneur, avec une dominante de pinot noir pour lui conférer une structure délicate. Avec un dosage à 26 g/l, on le retrouvera volontiers avec des desserts fruités tels qu’une tarte aux fraises ou un tiramisu aux framboises (48 euros en coffret).
Gosset met en valeur l’heure du partage que constitue cette fête des amoureux. La maison d'Aÿ met en vente un joli  coffret comportant non pas un rosé, mais son Grand blanc de blancs (en demi-bouteille) accompagné de deux verres sérigraphiés. Un champagne alliant finesse et complexité, qui saura nouer le dialogue avec des coquilles Saint-Jacques, un tartare de poisson, ou tous types de viandes blanches. (50 euros)

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération


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