Comment soutenir les producteurs locaux dans la Marne

Par Richard Cremonini, le 01/04/2020 (mis à jour le 01/04/2020 à 17:52)
Comment soutenir les producteurs locaux dans la MarneLa Chambre d’agriculture de la Marne a mis en place sur son site internet une carte pour s’alimenter en proximité.
  • À Saint-Memmie, Denis et Christine Janson ont privilégié la vente de leurs légumes sur leur exploitation. Sur la photo, ils posent avec leur fille Lucie.
    © Janson
La Chambre d’agriculture de la Marne a mis en place sur son site internet une carte pour s’alimenter en proximité.
 

La Chambre d’agriculture de la Marne appelle à consommer local. « En cette période tourmentée, de nombreux producteurs locaux proposent, dans leur point de vente directe, des produits frais et de saison dans le respect des nouvelles mesures sanitaires. Alors consommons local ! », est-il écrit dans un communiqué de presse.
Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 s’intensifie sur l’ensemble du territoire, les producteurs locaux s’organisent pour fournir aux consommateurs des produits frais et de qualité : fruits et légumes, viandes, produits laitiers, œufs, miel... C’est notamment le cas de certains producteurs d’asperges qui proposeront la livraison à domicile en plus de l’achat à la ferme pour cette saison qui débute en avril.
De nombreux points de vente directe existent dans la Marne : vente à la ferme, magasins de producteurs, distributeurs automatiques... Ils sont ouverts et accessibles même en cette période de limitation des déplacements (achats de première nécessité). Et privilégier cet approvisionnement local, c’est être citoyen. C’est permettre aux producteurs de nourrir les consommateurs tout en maintenant au mieux leur activité dans les conditions actuelles.
Afin que vous trouviez facilement un producteur à côté de chez vous, la Chambre d'agriculture de la Marne a mis en place une carte, alimentée en continu, permettant de géolocaliser les points de vente directe dans la Marne. Elle est accessible sur son site internet.
Il est conseillé aux consommateurs de contacter les producteurs par mail ou téléphone avant de se déplacer sur les différents points de vente, afin notamment de prendre connaissance de leurs horaires d’ouverture, de la possibilité de livraison et des mesures d’hygiène et de sécurité mises en place.

Les marchés dans la Marne

Certains marchés alimentaires ont obtenu une dérogation préfectorale pour ouvrir sous conditions qu'ils appliquent un strict respect des préconisations sanitaires.

Au 30 mars, voici la liste des marchés ouverts : Beaumont-sur-Vesle, Châlons pour le marché couvert, tous les marchés d'Épernay, Esternay, Hautvillers, Cernay les Reims, Loivre, Montmirail, Verzy, Villers Marmery, Vitry-le-François, Saint-Amand-sur-Fion, Sainte-Menehould, Chigny-les-Roses, Sillery, Trépail, Montmort-Lucy.
Attention, cette liste est évolutive.

Saint-Memmie : vente directe chez Janson

À Saint-Memmie, Denis et Christine Janson ne vont plus au marché. Ils ont privilégié la vente de leurs légumes sur leur exploitation où une boutique est installée depuis longtemps. Elle est ouverte du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h 15 et de 13 h 30 à 19 heures.
Denis Janson, 54 ans, est installé depuis 1991. Sa famille fait partie du patrimoine maraîcher de la commune qui jouxte Châlons. Il reste aujourd'hui quatre maraîchers à Saint-Memmie. «  Ils étaient une quarantaine avant-guerre, mon grand-père a repris derrière son grand-père », explique Denis Janson qui exploite 3 ha consacrés essentiellement aux légumes, mais aussi aux fleurs. La vente directe représente 80 % de son chiffre d’affaires. Il fournit également des restaurants et collectivités.
« La vente directe à Saint-Memmie maintient notre activité », explique le maraîcher. Il observe qu’il faut « une catastrophe pour que les gens prennent conscience qu’il existe des producteurs locaux proches des villes pour les nourrir  ». Il produit toute l’année : « économiquement, il le faut, alors que mon père arrêtait trois mois : ce n’est plus possible  ».
Ses deux enfants Lucie et Maxime ont fait des études et ne vivent plus sur place. Ils ne reprendront pas derrière leurs parents. Denis Janson lance donc un appel : « je cherche un jeune et je peux l’aider ».


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